Dix-huit caméras de vidéosurveillance installées à Jarny avant la fin de l'année
Les premières caméras du nouveau dispositif de vidéosurveillance de Jarny sont en cours d’installation. Dix-huit doivent être posées avant la fin de 2026 par l’entreprise Citeos, pour une première enveloppe de 150 000 €. Le plan complet, étalé sur trois ans, est chiffré à 450 000 €.
Un diagnostic de la police nationale
La décision ne date pas de cet automne. Une étude menée en 2024 par la police nationale a désigné les points à couvrir sur la commune. « Des sites sensibles ont été identifiés et il en ressort surtout une délinquance de passage », résume le maire, Olivier Tritz, dans les colonnes du Républicain lorrain. Depuis plus d’un an, la Ville travaille avec les forces de l’ordre et les communes voisines de Conflans-en-Jarnisy et de Labry pour coordonner les implantations, sur la base des préconisations de la police.
Ce que cela change à Briey et alentour
Jarny se situe à une dizaine de kilomètres à l’est de Briey. La notion de délinquance de passage désigne des faits commis par des personnes qui traversent le secteur sans y vivre, ce qui déplace l’enjeu vers les axes d’accès et les heures de passage plutôt que vers un quartier précis.
Pour les habitants, la question du cadre compte autant que celle du matériel, et le maire la pose lui-même : « Pour développer la vidéosurveillance, il faut se poser la question de son utilité et trouver l’équilibre entre la préservation des libertés individuelles et l’apport de sécurité. » Comme tout dispositif filmant la voie publique, celui-ci relève d’une autorisation préfectorale, avec une durée de conservation des images encadrée et un accès limité aux personnes habilitées. Rien n’est annoncé pour l’instant sur une extension aux autres communes du Val de Briey.