16 000 foyers privés de courant après les rafales

Un arbre déraciné après une tempête
Photo : Syced, CC0 (Wikimedia Commons)

La tempête Boelo a balayé la Lorraine dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, juste après le passage d’Austen. Les rafales ont couché des arbres et des branches sur les lignes électriques. Vers 8 heures dimanche matin, au pic des coupures, plus de 16 000 foyers étaient privés de courant dans les quatre départements lorrains, selon Enedis. Une centaine de techniciens ont été mobilisés.

En fin d’après-midi, un peu plus de 1 000 foyers restaient touchés à l’échelle régionale. Les Vosges concentraient l’essentiel des interventions, autour d’Épinal et de Xertigny. En Meurthe-et-Moselle, environ 300 foyers étaient encore concernés, dans les secteurs de Lunéville et de Pierrepont, à une soixantaine de kilomètres du Val de Briey. La Meuse comptait 80 foyers sans électricité. En Moselle, ils étaient un peu moins de 300, dont 170 à Troisfontaines et 20 à Schneckenbusch. À Héming, les 135 foyers touchés avaient retrouvé le courant à 17 heures.

Des arbres affaiblis par l’été

Le gestionnaire du réseau rattache ces coupures aux chutes d’arbres et de branches sur les câbles. Certains de ces arbres avaient été fragilisés par la canicule de l’été, ce qui les rend plus vulnérables au premier coup de vent d’automne. Le rétablissement complet était attendu dans la soirée de dimanche.

Enedis rappelle une consigne simple aux habitants qui découvrent un câble à terre après un épisode venteux: ne jamais le toucher, même s’il paraît inerte, et signaler l’endroit au gestionnaire du réseau. Un câble tombé peut rester sous tension.

Ce que l’épisode dit du réseau du Pays-Haut

Le Pays-Haut n’apparaît pas parmi les secteurs les plus touchés dimanche. L’épisode rappelle tout de même que l’alimentation des villages du plateau passe en grande partie par des lignes aériennes, exposées aux arbres qui poussent en limite de propriété. La vigilance sur les branches qui surplombent une ligne, avant les coups de vent de l’hiver, reste la première prévention.

Par ailleurs, 17 techniciens lorrains sont partis dès vendredi en renfort en Normandie et en Bretagne, deux régions durement frappées par les mêmes intempéries.