Vingt-trois blessés et vingt-cinq interpellations en Meurthe-et-Moselle après la mobilisation
La préfecture de Meurthe-et-Moselle a rendu public le bilan de la journée de mobilisation du samedi 17 octobre. À Nancy, un rassemblement non déclaré a réuni 4 000 personnes à partir de la place de la République, vers 13 h 30. Faute de parcours défini, le cortège s’est scindé, et un groupe de 500 à 1 000 personnes a tenté à plusieurs reprises d’entrer dans le secteur Stanislas, interdit par arrêté préfectoral. Des commerces de la rue Saint-Dizier, de la rue des Ponts et de la rue Saint-Jean ont été pillés, le Secours Catholique a été pris pour cible et des feux ont été allumés sur la chaussée.
Les forces de l’ordre ont répondu par des grenades lacrymogènes et assourdissantes. Le bilan humain s’établit à 23 blessés, dont deux graves, pris en charge par le service départemental d’incendie et de secours, et à 25 interpellations, pour l’essentiel de personnes majeures. La préfecture indique que 150 pompiers et 390 membres des forces de sécurité ont été mobilisés dans le département, dont 200 à Nancy. Ailleurs, les rassemblements d’Essey-lès-Nancy et de Rehainviller ont réuni 40 et 90 personnes sans incident, et celui de Lunéville, déclaré en préfecture, s’est déroulé dans le calme avec 80 participants.
Le préfet Yves Séguy a condamné « les actes d’extrêmes violence et les saccages » commis dans les commerces comme sur la voie publique. Dimanche matin, les salariés et les agents municipaux effaçaient les traces de la veille dans le centre-ville de Nancy, où la gare avait fermé deux accès pendant la manifestation.
Ce que cela change dans le Pays de Briey
Le rendez-vous local du 17 octobre s’est tenu au rond-point de Briey, à 8 heures, sans débordement signalé. Les suites de la journée se lisent surtout à l’échelle du département : renforts de gendarmerie venus d’un département voisin, circulation coupée dans l’hypercentre nancéien et commerces fermés le temps des constats. La distance jusqu’à Nancy, une centaine de kilomètres, explique que le Pays de Briey soit resté à l’écart des violences.