La maternité de Mont-Saint-Martin ne devrait plus pratiquer d'accouchements d'ici la fin de l'année
La maternité de Mont-Saint-Martin, dans le nord de la Meurthe-et-Moselle, devrait devenir un centre de périnatalité de proximité d’ici la fin de l’année. Sur ce site, les accouchements ne seraient plus pris en charge. Aucune décision officielle de fermeture n’a été annoncée, mais la direction du groupe SOS Santé a indiqué mercredi 14 octobre, lors d’un comité social et économique avec les représentants du personnel et les élus, que l’établissement ne réunissait plus les moyens réglementaires pour pratiquer des accouchements.
L’agence régionale de santé Grand Est, qui a rencontré l’établissement et les élus le même jour, l’écrit dans un communiqué : il ne reste qu’un gynécologue obstétricien titulaire, dont le départ est annoncé, et un pédiatre à mi-temps. Sans équipe stable, la sécurité des accouchements ne peut plus être garantie. L’ARS rappelle avoir soutenu la structure, avec un contrat de performance signé en 2025 et plus de 4 millions d’euros de crédits sur deux ans, sans que le recrutement soit résolu.
Le service a enregistré 310 accouchements en 2025, après une baisse continue depuis vingt-cinq ans, dans un bassin d’environ 100 000 habitants déjà peu doté en offre de soins. Les discussions se poursuivent avec le CHR de Metz-Thionville pour organiser la continuité des soins et le suivi des grossesses. Le mouvement s’inscrit dans une tendance nationale : selon la Drees, la France comptait 445 maternités en 2024, soit 16 % de moins qu’il y a dix ans.
Ce que cela change pour le bassin de Briey
Pour les habitantes du Pays de Briey, la question porte sur les urgences gynécologiques et obstétriques du nord du département, qui disparaîtraient avec l’activité d’accouchement. Les grossesses et les suivis continueraient sur place, mais l’accouchement impliquerait un trajet vers Metz ou Thionville.
Le secteur s’appuie déjà sur ses propres équipements, à commencer par l’hôpital Maillot de Briey, où se trouvent les urgences et les principales spécialités médicales. Les élus locaux demandent que la recherche de praticiens se poursuive avant toute bascule définitive.