Cent vingt personnes mobilisées pour la maternité de Mont-Saint-Martin

Le panneau d'entrée de Mont-Saint-Martin, sur la D246 en Meurthe-et-Moselle
Photo : Havang(nl), CC0 (Wikimedia Commons)

Le personnel de la maternité de Mont-Saint-Martin a appelé à un rassemblement vendredi matin 9 octobre. Cent vingt personnes y ont répondu, sous le mot d’ordre « Notre maternité doit vivre », selon Le Républicain Lorrain. Habitants et élus du bassin de Longwy s’étaient joints au mouvement.

Organisé en collectif, le personnel a rencontré le même jour le directeur général de la branche santé du groupe SOS, Clément Lacoin, qui pilote l’établissement. Les soignantes demandent des moyens et de la transparence sur la réorganisation en cours. Elles expliquent avoir appris en juin que la demande de disponibilité du médecin présent depuis près d’un an n’avait pas été renouvelée, rapporte France 3 Grand Est.

La maternité est classée en niveau 1, pour les grossesses sans risque particulier. Elle enregistre environ 300 accouchements par an, alors que le code de la santé publique retient ce seuil comme limite de fermeture en activité, sauf dérogation. Le rapport commandé par le gouvernement et publié le 29 septembre préconise de fermer les maternités à faible activité et de les remplacer par des centres de périnatalité de proximité, le scénario que le collectif redoute.

L’équipe compte vingt sages-femmes, sept auxiliaires de puériculture et sept aides-soignantes. Le recrutement des gynécologues-obstétriciens reste le point faible, signalé dans l’établissement depuis 2018.

Ce que cela change pour le bassin

Le collectif estime que les femmes de ce bassin de 100 000 habitants devraient, faute d’accouchements sur place, rejoindre l’hôpital de Briey ou celui de Thionville, à trente minutes de route. Il rappelle que ce délai vaut par conditions fluides, sans travaux, sans neige ni verglas et hors heures de pointe. « Il ne faut pas que la proximité des soins devienne un privilège, et encore moins dans un bassin comme le nôtre », résume le collectif.

Le groupe SOS doit rencontrer les élus locaux le 14 octobre.