Blocus lycéen à Val de Briey : jusqu'à 300 jeunes devant Louis-Bertrand, des débordements

Les remparts de la ville haute de Briey et l'église Saint-Gengoult
Photo : Aimelaime, domaine public (Wikimedia Commons)

Le rassemblement a débuté vendredi 2 octobre à 7h30 devant le lycée Louis-Bertrand de Val de Briey, avant de se déplacer vers le centre des Finances publiques de l’avenue Albert-de-Briey, où jusqu’à 300 jeunes se sont retrouvés. Pancartes en main, les porte-parole réclament des emplois du temps sans trous, le remplacement des professeurs absents, un autre Parcoursup et la liberté d’utiliser leur téléphone entre les cours.

Une partie du groupe venait de l’extérieur de l’établissement. Selon Le Républicain Lorrain, ces fauteurs de troubles ont fait basculer la manifestation pacifiste dans l’affrontement avec les forces de l’ordre, alors que la majorité des lycéens voulait se faire entendre sans violence.

La veille, à Jarny, le blocus du lycée Jean-Zay avait déjà dégénéré : feux de poubelles, jets de projectiles et tirs de mortiers, huit personnes interpellées selon la préfecture, et la sous-préfète Hélène Geromini sur place. Le même jour, le préfet de Meurthe-et-Moselle Yves Séguy a autorisé l’usage d’un drone à Nancy et reconduit les interdictions d’achat et de transport d’artifices, d’aérosols, de carburants et de produits chimiques dans seize communes du département, dont Val de Briey.

Ce que cela change à Val de Briey

Ces interdictions restent en vigueur jusqu’au 16 octobre. Concrètement, un déodorant en bombe ou un jerrican d’essence ne peut plus être transporté sur la voie publique ou en direction de l’espace public, y compris sur le trajet entre le magasin et la maison. Le rassemblement de vendredi a par ailleurs occupé la chaussée devant le centre des Finances publiques pendant la matinée, et le bâtiment s’est retrouvé de fait inaccessible aux usagers à ce moment-là.