Val de Briey : l'épicerie sociale annoncée fermée, le conseil municipal se réunit vendredi
L’épicerie sociale de Val de Briey pourrait ne pas passer l’hiver. Installée dans les locaux du centre communal d’action sociale (CCAS), aux côtés d’autres associations caritatives, elle permet aux habitants les plus précaires d’acheter des produits de première nécessité à bas prix. Le maire de la commune, Christophe Roos, a annoncé sur Facebook le 22 août sa fermeture « prochaine », rapporte ICI Lorraine dans un bilan des six premiers mois de mandat publié ce mardi 22 septembre.
L’élu met en avant un nombre de bénéficiaires trop faible, qu’il estime à onze actuellement. Il n’a pas répondu aux questions de la rédaction. Le dernier rapport du conseil d’administration du CCAS, daté du 4 novembre 2025, indique pour sa part que 33 familles ont été accompagnées par l’épicerie sociale en 2025, soit 109 personnes. Sur Facebook, le maire promet un système de bons ciblés pour le début de l’année 2027.
D’autres décisions ont marqué ce début de mandat : la fermeture de l’accueil jeunes, un local accolé au stade où les adolescents se retrouvaient, et une baisse des subventions aux associations, dont moins 10 % pour le club de football, qui renonce à rénover son terrain synthétique.
Ce que ça change dans le Pays Haut
Sur place, les habitantes rencontrées par ICI Lorraine disent leur inquiétude : « Il y a de plus en plus de monde dans la précarité », témoigne l’une d’elles, quand une autre estime qu’« on ne fait pas d’économies quand on aide les gens qui en ont besoin ». Les agentes de la ville n’ont pas l’autorisation de s’exprimer sur le sujet.
La fermeture devrait aussi alimenter le conseil municipal de vendredi. Les séances sont devenues tendues depuis l’élection : le 8 juillet, un conseiller de la majorité a mis en cause la famille de la cheffe de file de l’opposition, Catherine Valès, qui a quitté la salle et déposé plainte pour diffamation. Une question revient pour les habitants : par quoi remplacer l’épicerie, alors que le CCAS accompagne chaque année une centaine de personnes.