
« Je connais un peu le sujet puisque je veux faire carrière dans l’armée, sourit Alexandre, 19 ans. Mon beau-père était dans l’armée de l’Air, il me l’a conseillée, par rapport à l’armée de Terre. » Le jeune homme s’était déjà fait connaître des services de recrutement mais il a été débouté. « Je suis inapte, je dois attendre un an. On m’a parlé d’angoisse, évoque ce grand blond. Je travaille là-dessus. » Ses motivations ? Il parle de patriotisme, « défendre les valeurs de son pays, les traditions et les symboles. » Quant à prendre les armes, l’idée ne le rebute pas entièrement. « Cela dépend des circonstances. Si des troupes envahissent la France, bien sûr. Mais si on s’amuse à taquiner l’Ours Russe, c’est une autre histoire. »
Alexis souligne qu’il commence un engagement de six mois (avec le CEJ contrat d’engagement jeune ) mais assure que s’il ne trouve pas de travail à l’issue, le Service national est une piste qu’il étudiera. « Je suis même pour remettre le service militaire obligatoire, en fait, lance-t-il. Si tout le monde attend que quelqu’un d’autre fasse le travail, il n’y a plus d’armée. Or, je pense qu’il faut la revitaliser, être apte à défendre le pays et ses ressources… et puis, ça en réveillerait certains qui sont en train de dormir ! » Le jeune Raphaël (à 17 ans, il n’est pas encore concerné), à ses côtés, opine du chef.
« Pas très confiance »
Dans un tout autre état d’esprit, Franck confie qu’il cherche un travail dans l’informatique puisqu’il a déjà un Bac + 2 dans le domaine. Pour autant, il s’est déjà renseigné « à Metz » ( au bureau de recrutement du Cirfa , N.D.L.R.) et a été refroidi. Notamment parce que, pour suivre une formation d’officier, il aurait dû quitter la région. « Mais je me rends compte aussi que le cadre militaire – très strict, très conformiste – me rebute. » Il s’amuse du fait qu’on lui a dit, d’emblée, qu’il devrait se couper les cheveux. « Et puis je ne fais pas très confiance. Est-ce que mes compétences serviraient à se défendre… ou à concevoir des systèmes d’armement [que je ne cautionnerais pas] ? »
À ses côtés, Nathaniel lui fait écho : « J’ai des connaissances en électricité qui pourraient être utiles dans les services d’ingénierie, mais prendre une arme et tirer sur quelqu’un, je ne peux pas. » Lofti voit les choses de façon plus globale. Pour lui, ce projet est « un gaspillage d’argent qu’on pourrait mettre dans les hôpitaux, les écoles. » Il se méfie aussi du caractère “volontaire” de ce service national : « Pendant le Covid, au début, la vaccination aussi était au volontariat, puis ça a été obligatoire. »
Les contours de ce nouveau service militaire
Le public cible : il concerne les jeunes de 18 à 25 ans, qui déposeront une candidature à partir de janvier 2026.
Conditions : aucun diplôme n’est requis, aucun niveau sportif minimal mais il faut être en bonne condition physique
Avantages matériels : une solde d’au moins 800 euros brut par mois, une carte SNCF militaire, la prise en charge alimentaire et d’hébergement.
Pour combien de temps : 10 mois, puis les jeunes rejoignent la réserve pour cinq ans.
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